Les emails catch-all présentent des avantages et des inconvénients. Ils risquent de créer des bounces et d’impacter négativement votre taux de délivrabilité, mais peuvent aussi vous ouvrir la porte sur des contacts significatifs. C’est pourquoi il est important de les comprendre avant de décider de les inclure dans votre campagne emailing.

Qu’est-ce qu’une adresse catch-all ?

Il y a deux sortes d’adresses emails : les adresses classiques/standard et les adresses catch-all. Aussi appelé email collecteur ou attrape-tout, le catch-all est un serveur de messagerie, donc un compte email, configuré dans le but de collecter tous les messages envoyés sur votre domaine. L’email catch-all est différent de l’adresse standard dans le sens où le standard ne peut recevoir que les emails qui lui sont adressés précisément et n’acceptera donc pas les emails dont l’adresse comprend une erreur (adresses existantes uniquement).

Si par exemple votre adresse catch-all est david@exemple.com et que la personne envoie le message en tapant l’adresse daivd@exemple.com (on remarque ici la faute de frappe), celui-ci sera bloqué et n’arrivera pas sur une messagerie normale étant donné qu’il y a une erreur dans l’adresse. En revanche, le même message arrivera tout de même sur l’adresse catch-all, et ce, malgré le fait que l’adresse soit mal orthographiée.

Ainsi, le catch-all est une adresse fourre-tout permettant de récupérer la totalité des messages qui vous sont destinés, mais dont l’adresse tapée est inexacte, donc supposément inexistante.

À quoi sert l’adresse catch-all ?

Concrètement, elle permet à l’entreprise qui la met en place d’être certaine de bien recevoir tous les emails qui peuvent lui être envoyés. Pourquoi ? Les fautes de frappe dans les adresses emails sont courantes. Imaginez qu’un client ou autre vous envoie un email important, il serait fâcheux de ne jamais le recevoir en raison d’une simple erreur. En effet, sans catch-all, l’email envoyé à une adresse inexistante sera rejeté, avec notamment le message d’erreur « non remis » ou encore « utilisateur inconnu ».

Autre avantage des emails catch-all, elle permet à votre entreprise d’éviter de recevoir directement un nombre plus ou moins grand d’emails non sollicités. Tout est envoyé sur le catch-all, il ne reste ensuite plus qu’à faire le tri.

Créer une adresse catch-all

Reprenons notre exemple plus haut. Vous devez configurer « david@exemple.com » pour qu’elle soit votre adresse catch-all. Elle servira donc à récupérer tous les emails envoyés au nom de domaine « exemple.com », mais dont les adresses sont inexactes, car mal écrites.

Attention, sachez que de nombreux services d’hébergement d’emails n’acceptent plus la création d’une adresse catch-all en raison du trop grand nombre d’abus de la part des spammeurs envoyant des emails à des adresses générées de manière aléatoire.

Catch-all avec ou sans bounce ?

Il y a deux manières de configurer votre catchall :

  1. Sans bounce ; le domaine est invérifiable et le catch-all indétectable par les personnes qui envoient les emails. Elles ne peuvent donc pas savoir si l’adresse utilisée existe ou pas, même en effectuant un test de validité, et ne recevront pas de message de bounce en cas d’erreur.
  2. Avec bounce, l’adresse catch-all n’est pas détectable lors de la phase de test d’envoi, mais le sera au moment de l’envoi réel. L’expéditeur recevra alors un retour d’email avec message d’erreur.

Devriez-vous inclure les adresses catch-all dans vos campagnes d’emailing ?

Il y a des avantages et des inconvénients à cela. Seul l’envoi réel vous permettra éventuellement de savoir si votre email bounce ou pas. De plus, même s’il ne bounce pas, vous ne pourrez pas être totalement sûrs que le message a bien été réceptionné par la personne visée. Quoi qu’il en soit, envoyer des emails à des adresses catch-all ne constitue pas en soit un risque réel et ne devrait pas trop affecter votre réputation d’expéditeur, sauf si vous continuez de faire des envois sur les bounces, ou si les adresses invalides sont trop nombreuses. Votre email peut aussi tout simplement arriver à la bonne personne et ne sera au moins pas perdu.

Pour mettre toutes les chances de votre côté, vérifiez votre liste avant de lancer la campagne, assurez-vous qu’elle soit saine, en tout cas le plus possible. Regardez la façon dont les emails ont été collectés. Si ce sont par exemple des adresses renseignées par des personnes inscrites à vos communications, le nombre d’emails invalides sera bien moins élevé (moins de rebonds) que s’il s’agit d’adresses provenant de listes de diffusion achetées ou louées. Cela vaut encore plus si vous avez utilisé l’opt-in ou le double opt-in.

Essayez également de savoir à quel moment vous avez obtenu ces contacts. Une adresse obtenue il y a plusieurs années à plus de chance d’être obsolète qu’une adresse obtenue récemment.

Sachez enfin que CaptainVerify permet de vérifier au préalable les adresses de vos contacts.

Au lieu d’éliminer un grand nombre de contacts potentiellement significatifs pour votre campagne, vous pouvez commencer à vous familiariser avec le catch-all, voire à l’apprivoiser, en intégrant par exemple un pourcentage défini d’emails collecteurs dans votre liste d’envoi. Si les résultats sont positifs, vous pourrez alors augmenter ce pourcentage. L’essentiel est de garder vos listes propres, de toujours effectuer des tests et au préalable, et d’avoir des emails catch-all valides pour eventuellement faire de la segmentations.