Le premier mail d’une séquence ne produit que 41,4 % des réponses : les relances apportent les 58,6 % restants, selon l’étude 2026 de Belkins sur ses campagnes B2B de 2025.
Un mail de relance efficace fait 4 à 6 lignes. L’objet reprend le sujet du premier envoi, le corps apporte un élément nouveau et une seule question conclut. Comptez 3 à 4 jours avant la première relance commerciale et 8 à 10 jours pour une candidature. Plafonnez la séquence à 5 mails au total, premier envoi compris. Les 9 modèles ci-dessous couvrent le silence après un envoi, la réunion, la candidature avec son entretien, le devis, puis la facture impayée et la commande en retard.

Quand relancer et combien de fois
Comptez 3 à 5 mails au total, premier envoi compris, espacés de 3 à 10 jours selon la situation. Les modèles de cet article s’appuient sur ces repères :
- Mail commercial sans réponse : 3 à 4 jours avant la première relance, 5 à 7 jours avant la deuxième, 7 à 10 jours avant le mail de clôture (repères de pratique).
- Candidature envoyée : 8 à 10 jours, sauf urgence signalée par le recruteur (France Travail, guide « Relancer sa recherche d’emploi »).
- Après un entretien : remerciement sous 2 à 3 jours. Si la date de retour promise est dépassée, patientez encore 2 à 3 jours. Sans date annoncée, comptez une dizaine de jours (France Travail, guide « Comment bien gérer l’après entretien d’embauche »).
- Devis : 5 jours ouvrés après l’envoi ou 2 jours après la date de décision annoncée (selon notre pratique).
- Facture : le lendemain de l’échéance.
- Fournisseur : le jour ouvré qui suit la date promise.
Côté volume, sur de la prospection à froid B2B, Belkins mesure 0,59 % de réponses au premier mail d’une séquence, 0,30 % au troisième, 0,34 % au quatrième et 0,28 % au sixième. L’étude situe le point d’équilibre entre 3 et 5 étapes. Autre chiffre du même rapport : les étapes 3 à 5 génèrent 53,5 % des rendez-vous obtenus par email. Une séquence arrêtée après la première relance se prive donc de ces 53,5 % de rendez-vous. Ces chiffres portent sur de la prospection : les autres délais reposent sur les repères indiqués plus haut.
Une relance ne devient pesante que lorsqu’elle recopie le mail précédent. Si chaque envoi apporte une information nouvelle (une date, un document, une question différente), le destinataire y trouve de quoi répondre.
Objet d’un mail de relance : règles et exemples
L’objet décide si le message est ouvert ou classé. 2 règles suffisent : nommer le dossier concret (numéro de devis, intitulé du poste, date de réunion) et reprendre le sujet du premier mail pour que le destinataire retrouve l’échange. Un objet réduit au mot Relance ne dit rien du contenu.
Évitez le Re : ajouté à la main devant un mail qui n’a jamais reçu de réponse. Il simule une conversation qui n’existe pas et le destinataire s’en aperçoit à l’ouverture. Les capitales et les points d’exclamation en série figurent parmi les mots interdits dans un email qui l’envoient au dossier spam.
Exemples d’objets, un par situation :
- 1re relance : « Atelier du 12 novembre : un créneau pour en parler ? ».
- 2e relance : « Atelier du 12 novembre : le comparatif des formats ».
- Mail de clôture : « Atelier du 12 novembre : je clos ce dossier de mon côté ».
- Après réunion : « Compte rendu de notre échange du 28 octobre ».
- Candidature : « Candidature chargé de projet CRM (réf. 2026-114) : Camille Martin ».
- Devis : « Devis n° 2026-087 : des questions avant validation ? ».
- Paiement : « Facture n° F-2026-0412 échue le 15 octobre ».
- Fournisseur : « Commande n° 5521 : date de livraison confirmée ? ».
Structure et longueur d’un mail de relance
Un mail de relance compte 4 blocs sur 4 à 6 lignes, ce qui se lit en quelques secondes sur mobile (repère de pratique). Chaque bloc a son rôle :
- L’objet nomme le dossier : « Devis n° 2026-087 » plutôt que « Relance ».
- L’accroche dit pourquoi vous écrivez, sans excuse : « Je reviens vers vous au sujet du devis envoyé le 21 octobre ».
- Le rappel du contexte donne une date et un fait en une phrase : « Il portait sur la refonte du site, en deux phases ».
- La demande unique appelle une réponse courte : « Préférez-vous un point jeudi ou vendredi ? ». Avec deux demandes dans le même mail, le destinataire n’en traite aucune.
La personnalisation repose sur un détail du premier échange. « Vous évoquiez la migration de votre base clients en janvier » prouve que le mail n’est pas un envoi en masse. La formule de politesse reste sobre : « Bien cordialement » convient à toutes les relances, alors que « Dans l’attente de votre retour » presse le destinataire sans rien lui apporter. Le même mail, réécrit :
Avant : « Bonjour, je me permets de vous relancer car je n’ai pas eu de retour de votre part concernant mon précédent message. Dans l’attente de votre retour. »
Après : « Bonjour [Prénom], le devis n° 2026-087 couvre la refonte en deux phases. Préférez-vous qu’on en parle jeudi ou vendredi ? »
La seconde version compte deux phrases. Elle nomme le dossier et ne laisse qu’une décision à prendre.
Relance après un mail resté sans réponse
Le cas du mail resté sans réponse se traite en 3 relances, chacune avec un angle différent.
Première relance, 3 à 4 jours après l’envoi
Objet : Atelier du 12 novembre : un créneau pour en parler ?
Bonjour [Prénom],
Je reviens vers vous au sujet de l’atelier du 12 novembre que je vous ai proposé jeudi. Le programme tient sur une page, je vous la joins. Avez-vous 15 minutes cette semaine pour en discuter ?
Bien cordialement,
[Prénom Nom]
Deuxième relance, 5 à 7 jours plus tard
Objet : Atelier du 12 novembre : le comparatif des formats
Bonjour [Prénom],
Voici le comparatif des deux formats d’atelier (demi-journée ou journée) avec leur calendrier. Lequel correspond le mieux à votre équipe ?
Bien cordialement,
[Prénom Nom]
Mail de clôture, 7 à 10 jours après
Le mail de clôture annonce que vous arrêtez les relances et laisse la porte ouverte. Il retire la pression et facilite une réponse.
Objet : Atelier du 12 novembre : je clos ce dossier de mon côté
Bonjour [Prénom],
Sans retour de votre part, je considère que le sujet n’est pas d’actualité et je ne vous écrirai plus à ce propos. Si le besoin revient, il suffit de répondre à ce message.
Bien cordialement,
[Prénom Nom]
Relance après une réunion ou un événement
Envoyez ce mail dans les 24 heures : le contexte est encore frais et le compte rendu sert de prétexte légitime.
Objet : Compte rendu de notre échange du 28 octobre
Bonjour [Prénom],
Merci pour le temps accordé mercredi. Nous avons retenu 2 points : [point 1] et [point 2]. De mon côté, j’envoie [document] avant vendredi. Pouvez-vous confirmer [action attendue de leur part] d’ici là ?
Bien cordialement,
[Prénom Nom]
Relance de candidature et après un entretien
Pour une candidature, France Travail conseille d’attendre 8 à 10 jours : en dessous, vous paraissez impatient, au-delà, votre dossier passe au second plan. Le mail laisse une trace écrite. Mentionnez le poste dans l’objet avec votre nom et terminez par une question précise sur l’avancement du recrutement.
Objet : Candidature chargé de projet CRM (réf. 2026-114) : Camille Martin
Bonjour [Nom],
Je vous ai adressé ma candidature au poste de chargé de projet CRM le 13 octobre. Je confirme mon intérêt pour ce poste. Où en est votre processus de recrutement ? Je reste disponible pour un échange cette semaine.
Cordialement,
Camille Martin
Après un entretien, la relance s’appuie sur un point précis abordé ce jour-là. France Travail suggère de demander où en est la décision et de proposer des informations complémentaires sur votre profil. Une référence ou un exemple de réalisation fait cet office sans forcer.
Objet : Suite à notre entretien du 20 octobre : poste de chargé de projet CRM
Bonjour [Nom],
Vous aviez évoqué la migration de votre base clients prévue en janvier. J’ai repensé à ce point et je vous joins la méthode de nettoyage de données que j’ai appliquée lors de mon dernier poste. Vous deviez revenir vers moi le 30 octobre : où en est votre décision ?
Cordialement,
Camille Martin
Relance de devis
Objet : Devis n° 2026-087 : des questions avant validation ?
Bonjour [Nom],
Je vous ai envoyé le devis n° 2026-087 le 21 octobre. Souhaitez-vous que nous ajustions le périmètre ou le calendrier ? Le devis reste valable jusqu’au 30 novembre.
Bien cordialement,
[Prénom Nom]
La question finale propose 2 ajustements concrets. Le destinataire répond « le calendrier » ou « le périmètre » sans rédiger de long message. La date de validité du devis donne une échéance réelle à la décision.
Relance de paiement
Entre professionnels, le délai convenu ne peut pas dépasser 60 jours nets après l’émission de la facture. Un délai dérogatoire de 45 jours fin de mois reste possible s’il est inscrit au contrat et ne constitue pas un abus manifeste (fiche pratique DGCCRF, décembre 2025). Un débiteur en retard doit des pénalités de retard et une indemnité forfaitaire pour frais de recouvrement, fixée à 40 euros par l’article D441-5 du code de commerce. Ces mentions figurent dans vos conditions générales de vente : citez-les sans menacer.
À défaut de délai convenu, un délai supplétif de 30 jours s’applique après la réception des marchandises ou l’exécution de la prestation. Un dépassement des plafonds légaux expose à une amende administrative de 75 000 euros au plus pour une personne physique et de 2 millions d’euros pour une personne morale. Le premier rappel reste courtois et factuel. Si le silence continue, la deuxième relance mentionne les pénalités et l’indemnité. Après cette relance sans effet, Service-Public conseille de passer directement à la mise en demeure plutôt que d’enchaîner les rappels. Elle se fait par lettre recommandée avec accusé de réception, rédigée en termes assez clairs et formels pour valoir mise en demeure. Un commissaire de justice peut aussi s’en charger. La relance n’est pas un préalable obligatoire à cette étape.
Objet : Facture n° F-2026-0412 échue le 15 octobre
Bonjour [Nom],
Sauf erreur de ma part, la facture n° F-2026-0412 de [montant] euros, échue le 15 octobre, n’a pas été réglée. Pouvez-vous me confirmer la date de virement prévue ? Je joins un duplicata de la facture.
Cordialement,
[Prénom Nom]
Relance de fournisseur
Objet : Commande n° 5521 : date de livraison confirmée ?
Bonjour [Nom],
La livraison de la commande n° 5521 était annoncée pour le 30 octobre. Merci de m’indiquer la nouvelle date avant demain midi ? Elle conditionne notre planning de lancement.
Cordialement,
[Prénom Nom]
Ce mail vise une date ferme et une seule. Citez le numéro de commande et la date promise, puis dites ce que le retard bloque chez vous : un fournisseur traite en priorité le message qui lui donne un fait précis à vérifier dans son système. Si la nouvelle date glisse encore, demandez-la par écrit. Gardez la réponse : elle servira de repère pour la commande suivante.
Séquence complète et moment d’arrêter
La séquence commerciale assemblée, jours comptés depuis le premier envoi :
- J0 : premier mail.
- J4 : première relance avec la pièce jointe ou le lien utile.
- J10 : deuxième relance avec un contenu nouveau.
- J18 : mail de clôture.
Stoppez la séquence dès la première réponse, y compris un refus : une relance reçue après un « non » abîme la relation. Une fois la séquence terminée sans réponse, changez de canal plutôt que de répéter le même message. Le téléphone prend le relais quand plusieurs mails sont restés sans écho : Service-Public cite d’ailleurs le téléphone et l’écrit comme les deux formes de relance d’une facture impayée. Annoncez le mail dès la première phrase de l’appel, sinon l’interlocuteur cherche de quoi vous parlez : « Bonjour [Prénom], je vous ai écrit le 21 octobre au sujet du devis n° 2026-087 : avez-vous deux minutes ? » Belkins relève un taux de réponse de plus de 7 % sur LinkedIn quand l’email s’est essoufflé. Pour une séquence plus longue ou orientée vente, le guide sur les emails de follow-up commerciaux détaille les étapes.
Vérifier la liste avant la première relance
Votre outil d’envoi affiche « délivré » et personne ne répond : le silence masque parfois un rebond. Une relance envoyée à une adresse invalide produit un hard bounce, c’est-à-dire un rejet définitif du serveur (code 550 5.1.1, adresse inexistante). Sans suppression de l’adresse après le premier rejet, elle rebondit à chaque étape : 4 mails, 4 rapports de non-livraison (NDR) pour un seul contact mort.
Chaque rebond pèse sur la sender reputation du domaine. Les adresses qui rebondissent doivent quitter la séquence avant la relance suivante. La distinction entre hard bounce et soft bounce règle le sort de chaque cas : le soft bounce (boîte pleine, serveur indisponible) se retente, le hard bounce se retire. Pour comprendre pourquoi ces rejets augmentent, lisez l’article sur les rejets SMTP.
Le plus économique reste la list hygiene en amont : vérifiez les adresses de la séquence avant l’envoi et ne relancez que les valides. Passez un échantillon de votre liste dans CaptainVerify avant d’envoyer la première relance : les adresses inexistantes et les domaines catchall sont signalés avant d’avoir coûté un rebond.
Relance d’un client inactif : mail ou SMS
Un client qui n’a plus commandé depuis des mois n’attend pas le même message qu’un prospect silencieux. Pour ce cas, les règles du mail de réengagement s’appliquent. Le SMS demande ses propres usages, détaillés dans l’article sur la relance d’un client inactif par SMS.
Combien d’adresses de votre prochaine séquence rebondiront avant même d’avoir été lues ?

