Un envoi en semaine vers 10 h suffit pour démarrer. MailerLite a mesuré 2 138 817 campagnes envoyées de décembre 2024 à novembre 2025 (États-Unis, Royaume-Uni, Australie, Canada) : à leur heure de pic, les 7 jours de la semaine ne sont séparés que de 1,2 point d’ouverture. La moyenne sur la journée reste entre 46,5 % et 47,5 %. Ce guide donne le créneau de départ, explique pourquoi les « meilleurs jours » des études se contredisent, puis détaille comment trouver celui de votre liste en 4 envois.
Le meilleur jour pour envoyer un email : les chiffres de départ
Le tableau reprend, pour chaque jour, le taux d’ouverture à son heure de pic dans l’étude MailerLite 2026.
| Jour | Taux d’ouverture au pic | Heure du pic |
|---|---|---|
| Lundi | 49,4 % | 10 h |
| Mardi | 48,7 % | 10 h |
| Mercredi | 48,5 % | 11 h |
| Jeudi | 49,2 % | 9 h |
| Vendredi | 49,7 % | 18 h |
| Samedi | 48,9 % | 9 h |
| Dimanche | 48,9 % | 9 h |
Le vendredi (49,7 %) arrive en tête. Le mercredi (48,5 %) ferme la marche, 1,2 point plus bas, soit 2,5 % d’écart relatif. Sur la journée entière, MailerLite relève des ouvertures qui restent entre 46,5 % et 47,5 % toute la semaine. Le week-end ne s’effondre pas. Les guides qui désignent le mardi comme jour idéal ne s’appuient donc pas sur un écart que ces données confirment. Le panel est celui d’un seul outil d’emailing : il décrit ses clients, pas votre liste.
À quelle heure envoyer : ouvertures le matin, clics le soir
Les ouvertures se concentrent entre 8 h et 11 h en semaine. Les clics suivent une autre courbe : ils culminent entre 20 h et 21 h, avec le vendredi à 18 h pour exception. Côté clics, le vendredi atteint 8,09 % et le mardi 7,84 %, soit 0,25 point d’écart.
Choisissez l’heure selon l’action attendue. Un email qui demande une lecture attentive se teste le soir. Un rappel d’événement se lit le matin.
Pourquoi le taux d’ouverture ne suffit plus à choisir
Apple Mail Privacy Protection, lancé en septembre 2021 avec iOS 15, précharge les messages sur les serveurs d’Apple. Le pixel de suivi, une image de 1×1 pixel, se déclenche même si personne n’a lu l’email. Un écart de 1 point entre deux jours se noie dans ce bruit. Mailchimp détaille ce mécanisme dans sa FAQ sur Mail Privacy Protection.
MailerLite recommande de départager les créneaux au taux de clic. Le même raisonnement vaut pour votre liste : lisez le taux de clic et le reste des KPI emailing avant de conclure. Le taux d’ouverture perd sa fiabilité depuis plusieurs années.
B2B ou B2C : adapter le créneau à l’audience
Un abonné ne lit pas ses emails au même moment selon son quotidien. Des étudiants et des dirigeants n’ont ni les mêmes jours ni les mêmes heures. Votre CRM ou votre outil d’emailing sait déjà qui clique à quelle heure : exportez ce relevé avant d’inventer un horaire. Construisez ensuite vos personas, puis segmentez la liste pour tester un créneau par segment.
Deux hypothèses de départ, à valider par vos envois. Une offre B2B performe pendant les heures de bureau. Une offre voyage ou loisirs se lit mieux en soirée ou le week-end. Aucune de ces hypothèses ne vient d’une étude citée ici : elles servent à choisir le premier créneau du test. Pour une liste mixte, créez un segment par type de destinataire : adresses professionnelles d’un côté, adresses personnelles de l’autre, puis comparez leurs clics le mardi à 10 h et le samedi à 9 h. Les domaines de messagerie (entreprise ou grand public) suffisent à les séparer dans la plupart des outils.
Liste multi-pays : le fuseau horaire change tout
Un envoi programmé à 10 h à Paris (UTC+1 en hiver) arrive à 4 h du matin à New York (UTC-5 en hiver) et à 18 h à Tokyo (UTC+9). Sur une liste internationale, un créneau unique ne sert que le pays où vous êtes. Deux solutions : un segment par pays avec son horaire. L’autre option est l’envoi par fuseau horaire, quand votre outil la propose. MailerLite, par exemple, propose cette livraison par fuseau : chaque lecteur reçoit la newsletter à la même heure locale.
Trouver votre créneau en 4 envois
Les moyennes d’une étude ne remplacent pas votre historique. Exportez d’abord les clics par heure de vos trois dernières campagnes : cet historique donne les deux créneaux à opposer. Puis suivez le protocole le plus simple, qui tient en 4 envois sur 2 semaines.
- Choisissez un segment homogène et un contenu identique pour tous les envois.
- Découpez la liste en deux moitiés tirées au hasard. À 8 % de clic, il faut environ 5 000 destinataires par moitié pour qu’un écart d’un point sorte du hasard (marge de 1,1 point à 95 %). Avec 1 000 par moitié, seul un écart supérieur à 2,4 points se lit. Sous ce volume, cumulez plusieurs envois avant de conclure.
- Envoyez la première moitié le mardi à 10 h et la seconde le jeudi à 20 h, avec le test A/B de votre outil si l’envoi doit être simultané.
- Comparez au taux de clic après 48 heures, puis refaites le test avec deux autres créneaux.
Exemple sur une liste B2B de 10 000 adresses : 5 000 contacts reçoivent la campagne le mardi à 10 h, 5 000 le jeudi à 20 h. Après 48 heures, vous relevez 4 chiffres par moitié : emails délivrés, clics uniques, taux de clic, taux de désinscription. Si le jeudi soir gagne d’un point de clic mais double les désinscriptions, le gain n’en est pas un. Rejouez ensuite le test avec le créneau gagnant contre un troisième horaire, par exemple le mercredi à 14 h.
Gardez la fréquence d’envoi constante pendant les 4 envois. Changer le rythme en plein test fausse la comparaison. Notez le résultat de chaque test dans un tableur daté (Google Sheets ou Excel) : dans 6 mois, votre historique vaudra plus que n’importe quelle étude de panel.
Les pièges d’un test d’horaire
Premier piège : changer le sujet d’un envoi à l’autre. Vous ne savez plus si l’écart vient de l’heure ou du contenu. Deuxième piège : conclure sur un seul envoi.
Dernier piège : comparer des segments différents. Un segment de clients actifs clique davantage qu’un segment d’inscrits depuis six mois, quelle que soit l’heure.
Questions fréquentes
Le week-end est-il à éviter ?
Les données MailerLite placent samedi et dimanche à 48,9 %, à 0,2 point du mardi. Testez-le sur une liste grand public avant de l’écarter.
Quelle heure pour une newsletter ?
Le matin entre 9 h et 11 h pour maximiser les ouvertures, le soir vers 20 h pour viser les clics. Votre test à 4 envois tranche.
Faut-il envoyer à l’heure de chaque destinataire ?
Oui si votre liste couvre plusieurs fuseaux horaires et que votre outil sait le faire. Sinon, segmentez par pays. Programmez un envoi par segment à 10 h heure locale, avec un intervalle d’au moins 1 heure entre deux pays pour surveiller les premiers retours avant de lancer le suivant.
Un bon créneau ne rattrape pas une liste sale
Le meilleur horaire ne sert à rien si le message n’atteint pas la boîte de réception. Depuis le 1er février 2024, Gmail impose aux expéditeurs de plus de 5 000 messages par jour les règles suivantes (Yahoo s’est aligné à la même date) : SPF, DKIM et DMARC en place, désinscription en un clic (en-têtes List-Unsubscribe et List-Unsubscribe-Post: List-Unsubscribe=One-Click, norme RFC 8058), taux de spam sous 0,30 % dans Postmaster Tools. Google recommande de rester sous 0,10 % (règles Google pour les expéditeurs en masse). Pour le détail, voir les exigences d’expéditeur de Gmail et le taux de plainte.
Une liste qui contient des adresses invalides produit des hard bounces. Ces rebonds abîment la réputation d’expéditeur avant même que l’heure d’envoi entre en jeu. Comparez votre taux à ceux que tolèrent les plateformes, puis passez un échantillon de votre liste dans un outil de vérification avant le premier envoi du test. Le rythme de contrôle idéal est détaillé dans l’article sur la fréquence de vérification d’une liste.
